Coin-coin ou coin-cooin ? Les dialectes méconnus du bord du lac
Tous les coin-coin ne se ressemblent pas. Petit tour d’horizon des dialectes du bord du lac.
On croit souvent que tous les canards parlent de la même manière.
C’est faux.
Au bord du lac, les sons varient. L’intention aussi. Et si on écoute vraiment, on remarque rapidement que le coin-coin n’est jamais tout à fait le même selon l’endroit, l’heure ou la situation.
Le coin-coin bref
Court, sec, efficace.
Il sert à signaler une présence ou à marquer un passage. Il est souvent utilisé le matin, quand personne n’a encore décidé quoi faire.
Le coin-cooin allongé
Plus lent, plus posé.
Il accompagne généralement une entrée dans l’eau ou un déplacement tranquille. C’est un son de confort, presque administratif.
Le coin-coin répété
Rapide, légèrement agacé.
On l’entend près des zones fréquentées, quand les distances ne sont plus respectées. Il n’est pas agressif, mais il pose une limite.
Le coin silencieux
Très répandu, mais rarement étudié.
Il consiste à ne rien dire. À observer et à juger en silence. Parfois les humain, souvent les pigeons.
Ce qu’il faut retenir
Il n’existe pas un coin-coin universel.
Il existe des variations locales, des habitudes, des ajustements.
Au bord du lac, on ne parle pas fort.
On adapte le son à l’environnement.