Il a plu ce matin.
Pas longtemps. Pas fort. Juste assez pour rendre les bancs humides et les pelouses moins accueillantes.
L’eau du lac n’a pas changé. Elle est restée froide, stable, prévisible. C’est rassurant.
Les humains, eux, ont sorti des vestes. Certains ont fait demi-tour. D’autres ont regardé le ciel comme si ça allait s’arrêter plus vite en le fixant.
Nous sommes restés.
Les flaques se sont formées aux endroits habituels. Rien de nouveau.
Un pigeon a tenté de se réfugier sous un arbre. Il n’a pas tenu longtemps ce con.
Les cygnes ont continué à avancer sans accélérer.
Maintenant, il ne pleut plus.
Le sol est encore humide. Les habitudes aussi.